vendredi 20 novembre 2009

Autre célébration
d'Eugène Corbeil

Eugène Corbeil et sans doute l’oblat Étienne Guinard,

dans une réserve amérindienne ,dans les années 1930.

Le dernier hommage écrit rendu à Corbeil est d’Alcide-Aldori Dupont, greffier de la ville de La Tuque de 1939 jusqu’à 1964 environ. Il fait partie d’un long document que Dupont présenta à ses patrons, le maire Lucien Filion et le gérant municipal Léo Archambault, en août 1962.

Dupont vers 1930. Photo fournie par Hervé Tremblay.

Intitulé « Histoire de la ville de La Tuque, 1908-1962 », il s’agit d’un long document de 225 feuillets, dactylographiés sur papier grand format, et tirés à plusieurs exemplaires ronéotypés. Il est demeuré à l’état de manuscrit.

Autobiographie tirée d’un ouvrage en souscription, Vedettes 1952. Le fait français au Canada,

Montréal, Société nouvelle de publicité, 1953.

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Il m’a semblé utile de reproduire cet extrait sur Corbeil puisqu’il n’est pas facilement accessible.

Les feuillets numérisés proviennent d’un exemplaire qui a appartenu à l’une de mes tantes maternelles.


ALCIDE-ALDORI DUPONT et ÉLIANE BERGERON

Dupont fut l’un des nombreux prétendants de ma tante Éliane, l’aînée

de la famille de Joseph et d’Élodie Bergeron, née le 6 décembre 1903, à Saint-Agapit.

Éliane Bergeron, La Tuque, vers 1933.

Voici ce qu’elle a écrit dans un recueil de textes sur les familles Bergeron et Paquet.

« Je ne connais guère ma paroisse natale, la famille ayant résidé à Lyster, et ensuite à La Tuque. Cette fois, ce fut pour un demi-siècle. J’ai donc quitté ‘le petit pays de mes ancêtres’, alors que j’avais tout juste l’âge de raison.

Après mes premières années de scolarité, j’entre à l’École normale de Nicolet dirigée par les religieuses de l’Assomption. À 16 ans, j’obtenais mon Brevet académique d’enseignement. De l’Université Laval de Québec, je reçois également un diplôme supplémentaire de culture générale. Étant trop jeune pour avoir le droit d’enseigner, j’étudie un an de plus au pensionnat de Nicolet en attendant d’avoir 18 ans. En 1921, je me lance dans l’enseignement, c’est ce que je désirais. Pendant 11 ans, j’enseigne au couvent de La Tuque.»

Éliane a toujours eu une vie intellectuelle intense. Abonnée à des revues éditées en France, elle a fait partie d’un club d’échanges de cartes postales, participé à un genre de courrier, probablement dans le quotidien de Québec, Le Soleil. Possédant une calligraphie impeccable, on la chargeait de la rédaction d’adresses, de compliments pour des activités, des anniversaires.

Elle partageait cette passion de l’écriture et de la lecture avec Aldori Dupont. Je conserve précieusement un scrap book de poèmes, pensées, dactylographiés par cet ami; ainsi que des carnets où elle notait des pensées, des biographies d’écrivains, ainsi que des volumes d’art.

«Amicalement à Mlle Éliane Bergeron : Par A.Aldori Dupont»

En 1934, Éliane et son époux, Jules Trottier, s’installent à Montréal. Pour occuper ses loisirs, elle s’inscrit à l’Université de Montréal et, en 1937, obtient un diplôme en sciences sociales, une des premières femmes à le faire.

Poèmes de Dupont dédiés à ma tante Éliane et signés de ses initiales.

Après le décès de son mari, elle recommence à enseigner pendant 21 ans. Elle vécut jusqu’à l’âge vénérable de 99 ans et 10 mois.

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Petite prose en hommage à La Tuque publiée par Éliane Bergeron

sous le pseudonyme de « Liane». 2 décembre 1933.
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Aldori Dupont, vers 1960. Tiré d'une annonce publiée dans l'album du cinquantenaire
de l'arrivée des maristes à La Tuque. 1961.
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jeudi 5 novembre 2009

Eugène Corbeil : 25 ans à
La Tuque,

«portique des Laurentides»

En janvier 1933, Lucien Desbiens, «rédacteur» au journal Le Devoir, fait paraître dans ce quotidien montréalais un survol du premier quart de siècle de la ville de La Tuque et rappelle les projets qu’Eugène Corbeil y a réalisés à titre de curé de la paroisse Saint-Zéphirin.

Son article est reproduit dans La Gazette du Nord, le 19 février 1933. Il fait la une de ce journal publié à Amos, en Abitibi. C’est sans doute Aldori Dupont, le correspondant latuquois du journal, imprimé à Lévis, qui a signalé cet article à la rédaction et suggéré sa publication.

Desbiens va reprendre plusieurs passages, souvent textuellement, de son article dans Au cœur de la Mauricie (La Tuque), petit livre qui sera publié, plus tard dans l’année, aux Éditions du «Bien Public», à Trois-Rivières, à la demande d’Albert Tessier, prêtre qui s’intéresse à l’histoire régionale.


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Je ne sais pas si Corbeil aura apprécié l’ironie de voir une annonce de «gros gin» écraser, à la page 4, la deuxième partie de sa célébration, lui qui tempêtait contre la consommation d’alcool alors même qu’il ne se gênait pas pour se rincer le dalot.

Page 4 de L’Écho du Nord, du 10 février 1933.

Ainsi, au temps des Fêtes, invité de mes grands-parents, Joseph-Honoré et Élodie Bergeron, Corbeil ne cachait pas sa satisfaction à la dégustation du cocktail que ceux-ci préparaient pour l’occasion.

Mon grand-père Bergeron donnant sa bénédiction paternelle. A droite, ma grand-mère.

Mes grands-parents écoutant une petite déclamation de ma fille Louise. La Tuque, 1965.

LE COCKTAIL AU GIN ET AU SIROP D’ÉRABLE

de Jos.-Honoré Bergeron

Mon grand-père préparait ce nectar plusieurs mois à l’avance, ce qui lui donnait plus de puissance ! Il nous disait toujours : «Attention ! ça paraît pas, mais ça frappe. »

Doux et sucré, mais le gin et le vermouth font effet en douce…

Mon grand-père somnolait-il sous l’influence de son petit boire ou faisait-il tout simplement une petite sieste ? Il avait dépassé les 90 ans. Au mur, le portrait de ma tante Éliane, qui fut la secrétaire de Corbeil. La Tuque, 1966.

La recette du cocktail

3 parties de gin ou dry gin

2 parties de sirop d’érable

1 partie de jus de citron

1 partie de vermouth français

Agitez dans un secoueur avec de la glace.

Selon la quantité désirée pour le jour de l’An, fête qui réunissait parfois plus de quarante descendants de quatre générations, dont une vingtaine d’adultes, il en préparait une bonne quantité dans plusieurs cruchons.

Mon oncle Émilien, farceur, agite un cruchon à la façon d’un encensoir. Pas très orthodoxe.

Élodie Bergeron, à 90 ans, en 1970.

Chez les Bergeron, on était épicuriens; on aimait les petits plaisirs de la vie malgré les sermons des autorités religieuses qui prônaient l'abstinence, mais qui pourtant ne dédaignaient pas un petit verre à l'occasion, à l'abri des regards des ouailles.

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Note

Le qualificatif «térésien» réfère au fait que Corbeil avait fait son cours classique au Séminaire de Sainte-Thérèse, devenu le Collège Lionel-Groulx.

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samedi 17 octobre 2009

1926 et 1935 : deux occasions de célébrer
Eugène Corbeil


Portrait de Corbeil, détail d’une fresque historique [1]

Le Bien public, 1er août 1935.

Il n’y a pas si longtemps, dans nos petites villes, et surtout dans les minuscules village, les personnes importantes étaient le curé, le médecin et le notaire. Plus instruits que la majorité des gens, ceux qu’on appelait les «notables» étaient portés aux nues, surtout les membres du clergé. On n’avait que des éloges à leur endroit.

Il était donc normal de trouver dans l’édition du premier août 1935 que le journal trifluvien Le Bien public de Trois-Rivières consacrait en grande partie au vingt-cinquième anniversaire de la ville de La Tuque, un portrait du curé de l’endroit, Eugène Corbeil.

Les hommages aux notables étaient souvent exagérés et fournis dans un style ampoulé, comme en témoigne ce texte du journaliste et écrivain Clément Marchand.

Le Bien Public, 1er août 1935.

Quel euphémisme que cette première phrase : « Immense dans sa chair, et puissant dans son esprit » ! Une façon élégante, pompeuse et emphatique, de présenter le curé et de qualifier son poids peu ordinaire !

La suite est justifiée, car Corbeil savait tirer les ficelles et amadouer les grands de l’époque, que ce soient les patrons de la Brown Corporation [2] à La Tuque, qu’il fréquentait assidument, ou les autorités civiles. Ne dit-on pas qu’il avait ses entrées au parlement de Québec? Il n’attendait pas en antichambre comme le commun des mortels. Lorsqu’il avait une faveur à demander, il ne s’embarrassait pas du protocole : il entrait tout simplement dans le bureau du premier ministre et obtenait presque toujours satisfaction…

Le début de la rue Beckler, la «rue des Anglais», et une partie du

Brown Community Club, en 1939.

Photo aimablement fournie par Gaston Gravel.

L’historique Community Club de La Tuque, dont l’avenir demeure, en 2009, incertain.

Carte postale des années 1940, production Audet.

Les propriétaires de l’usine n’allait pas passer sous silence les 25 ans de service de Corbeil au le sein de l’Église vaticane. Il a eu droit à une pleine page et à sa photo dans le Brown Bulletin de juillet 1926.

The Brown Bulletin, juillet 1926. Archives d’Hervé Tremblay.

Il côtoyait les « méchants protestants, mais défendait à ses paroissiens de les fréquenter. Le Community Club était pour lui un lieu de perdition. Ainsi, assister au fameux bal du jour de l’An qui se donnait dans ce temple des anglophones était une raison suffisante pour se voir refuser les derniers sacrements si jamais on aurait le malheur de les lui demander.

C’est pourtant c’est dans cet antre du démon que l’on a fêté le vingt-cinquième anniversaire de son ordination, en juin 1926.

Photo fournie par Réal Gravel et parue dans l’ouvrage de Françoise Bordeleau, Les 75 ans de la paroisse Saint-Zéphirin. Histoire de la paroisse Saint-Zéphirin, La Tuque, 1912-1987 (Shawinigan, Publicité Pâquet, 1987, 315 pages). À la table d'honneur : Simmons Brown, le gérant de l'usine, ainsi qu'Émile Hardy, Réal Gravel, F.-X. Lamontagne, Romulus Ducharme, Wenceslas Plante, accompagnés de leur épouse.


Voici quelques documents reliés à cette fête, conservés à la

Société historique de La Tuque et du Haut-Saint-Maurice.

Proclamation du maire Wenceslas Plante : le 12 juin, un samedi, sera une FÊTE CIVIQUE.

Source : Société historique de La Tuque et du Haut-Saint-Maurice.

Source : Société historique de La Tuque et du Haut-Saint-Maurice.

On était fort loin, en cette année 1926, de la séparation de l’Église et de l’État.

Source : Société historique de La Tuque et du Haut-Saint-Maurice.

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[1] Cette immense fresque est installée au complexe culturel Félix-Leclerc, boulevard Ducharme, à l’emplacement de l’ancienne école Saint-Zéphirin, à La Tuque. Elle est l’œuvre de deux artistes : Madeleine Houle Bouchard et Lucie Bérubé.

Merci à Patrick Vaillancourt, chef de pupitre à L’Écho de La Tuque et auteur des deux photos, de m'avoir généreusement autorisée à les utiliser ici. Elles avaient d’abord paru en juin 2009 sur le site de l’hebdomadaire.

[2]

Une des premières illustrations de La Tuque dans le Brown Bulletin a été la photo du presbytère de la rue Saint-Joseph, inséré dans le numéro de février 1923. Comme bien d’autres patronymes francophones cités dans la publication, celui du curé a été massacré par le rédacteur de la légende. La photo montre la statue du Sacré-Coeur et la salle paroissiale. Archives d’Hervé Tremblay.

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Un ajout à mes pages sur le scoutisme à La Tuque, cette photo prise lors d'un défilé et montrant des zouaves pontificaux et des scoutes montant la rue Saint-Joseph.


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dimanche 13 septembre 2009

EUGÈNE CORBEIL, MES ONCLES BERGERON

ET LE SCOUTISME À LA TUQUE



Eugène Corbeil et David Maltais, décoré de trois médailles pour bravoure,

au camp scout de Pointe-à-la-Mine, en 1936.

Information fournie par Hervé Tremblay.

Mon oncle maternel Paul-Henri Bergeron a été très actif au sein du mouvement scout latuquois, et son frère Lionel a fait partie des louveteaux.

Paul-Henri a passé toute une année à rédiger ses souvenirs. Le récit est truffé d'anecdotes savoureuses sur ses années d'enfance et de jeunesse à La Tuque. On y trouve plusieurs noms connus des résidants de la ville, dont les Scarpino, Maheux, Fortin, Gravel, Scalzo, Robert Tremblay, surnommé «Caron», un raconteur d'histoires.


Paul-Henri Bergeron, 19 ans. Lionel Bergeron, 24 ans.


De ses expériences scoutes, mon oncle écrit ceci.


« Pendant les années 1932-1933, monseigneur Comtois, évêque du diocèse de Trois-Rivières, formule le vœu de fonder le scoutisme à La Tuque. Le curé Corbeil, de la paroisse St-Zéphirin, désigne l’abbé Perron pour organiser le mouvement. C’est un jeune prêtre très dévoué à la cause des jeunes garçons.

[…]

Les autorités en place décident de fonder deux troupes de scouts; on fait donc un choix parmi les jeunes, je suis choisi et j’emboîte le pas avec une soixantaine d’autres jeunes pour commencer le mouvement. Après quelques mois d’apprentissage, le scoutisme à La Tuque fonctionne à plein. On ne s’arrête pas là, les responsables décident de fonder les louveteaux. Je suis choisi pour former le groupe avec l’aide des scouts de Trois-Rivières, je deviens donc « Akela », le grand maître Loup.

Le choix, encore une fois, se fait parmi 60 petits garçons de 6 à 8 ans, je dois vous vous avouer que ce ne fut pas facile d’organiser deux meutes de louveteaux . Pour la bonne marche de ma sixaine de louveteaux, il me fallut construire des tanières, c’était là leur refuge pour mettre en pratique les connaissances acquises. Heureusement que j’avais déjà fait mes premiers pas en bricolage et construction avec mon beau-frère, Hervé Raîche, l’époux de ma sœur Simone, professeur à l’école technique du collège [Saint-Zéphirin]. »


Paul-Henri Bergeron, à gauche, Eugène Corbeil et quelques louveteaux.

La Tuque, 28 avril 1934. Archives de Micheline Raîche-Roy.


«Lorsque le scoutisme fut bien établi, je pense que ce mouvement a été bon pour nous, nous étions invités à diverses occasions pour donner des démonstrations de notre savoir-faire et nous étions hautement appréciés de la population.

J’aimais le mouvement pour la cause des tout petits; en retour, je pense que je me suis aidé moi-même en donnant un peu de mon temps pour ces bouts-de-choux.»


Louveteaux latuquois sur le parvis de l’église Saint-Zéphirin.


«Il faudrait vous raconter aussi que j’ai vécu des moments palpitants et parfois même tragiques, pendant les campements annuels dans la forêt. J’ai goûté un peu de tout jusqu’à perdre des louveteaux la nuit! Il y avait des somnambules dans le groupe, il me fallut organiser des équipes de scouts plus âgés pour les retracer et surtout ne pas les effrayer, c’étaient des expériences fantastiques à vivre.»

Paul-Henri Bergeron. Camp de louveteaux.

Le scout Paul-Henri, le deuxième, à gauche, à l’arrière.

Une partie de sucre dans une érablière de Sainte-Thècle.

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Paul-Henri Bergeron était le troisième fils de Joseph-Honoré Bergeron et d’Élodie Paquet.

Il s’est toujours dit « miraculé », car ses deux petits frères, nés avant et après lui, sont décédés au berceau. C’est pourquoi il a toujours été très proche du dernier-né de la famille, Lionel.


Paul-Henri, 5 ans, et Lionel, 1 an, La Tuque, été 1922 .

Paul-Henri Bergeron et Onésime Tremblay.

Paul-Henri et sa sœur Simone, ma mère, ma sœur Monique et moi.

Montréal, gare Windsor, 1944.


À la fin de ses études à l'École technique, il fut engagé à l’usine latuquoise de la Brown Corporation. Marié et père d’un enfant, Paul-Henri fut quand même conscrit durant la Seconde Guerre mondiale, mais il n’est pas allé outre-mer. À Halifax, il était plus utile comme professeur de mécanique pour former les techniciens affectés à l’entretien des motos de de l’armée.

Paul-Henri est décédé le 24 septembre 1992.


Paul-Henri présente ses souvenirs à sa famille.

Dans l’ordre habituel : Céline, François, Pierre, son épouse, Gisèle Ricard, Paul-Henri, Lisette, Jocelyne et Louise. La photo a été prise devant leur chalet au lac Long,

à Saint-Élie-de-Caxton, été 1988.

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Lionel, le benjamin des Bergeron n'a connu que le mouvement louveteau, car il a quitté très tôt sa petite ville pour faire son cours classique à Montréal et à Québec, puis sa médecine à l'université Laval.


Des années plus tard, les deux neveux de Paul-Henri et de Lionel, Jacques et André, fils de Léo Bergeron, l’aîné des quatre fils de Joseph-Honoré et d’Élodie, et de Germaine Jalbert.
feront également partie des louveteaux à La Tuque.


Jacques et André Bergeon,

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Quelques documents reliés à l’histoire du scoutisme à La Tuque.

Lettre d’Eugène Corbeil à Albert Tessier.

Dans cette lettre du 18 décembre 1934, j’ai l’impression que les remerciements de Corbeil font référence à l’ouvrage de Lucien Desbiens, Au cœur de la Mauricie, que Tessier qui a demandé de rédiger pour sa collection «Pages trifluviennes», publiée aux Éditions du Bien Public de Trois-Rivières. Source : Archives du STR, Séminaire Saint-Joseph, Trois-Rivières.


Extrait de l’essai polycopié d’Aldori Dupont. Celui-ci signale, en octobre 1939, le passage à La Tuque d’un groupe de scouts venus de France.


Dédicace d'Aldori Dupont.


Brochure publié en 1944 à l’occasion du dixième anniversaire de fondation du mouvement scout à La Tuque. L’un des deux prêtres est peut-être Clovis Perron, l’aumônier du groupe.

Gracieusement fournie par Gaston Gravel.


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